Cettecontradiction a fait émerger depuis deux décennies un impérieux désir de Bonheur que l'auteur cherche à traduire et à expliciter. En s'appuyant sur la philosophie, la psychologie positive et les développements des neurosciences, il propose une approche concrète, mesurable et accessible à chacun. Il confirme alors la possibilité L8D8. Lorsque l’on se demande comment satisfaire un homme, il y a deux interprétations possibles. Tout d’abord, on peut vouloir obtenir des astuces pour apprendre à satisfaire son homme au lit, mais il peut également y avoir une connotation moins sexuelle et plus orientée sur l’aspect satisfaction au quotidien afin de le rendre heureux tout simplement. C’est d’ailleurs ce dernier aspect que je vais évoquer ici. Il y aura néanmoins à la fin de l’article quelques conseils pour savoir comment satisfaire un homme en lui faisant l’amour mais pour toutes les femmes qui souhaitent être guidée avec précision sur le sujet, je vous recommande de lire le dossier spécial comment faire jouir un homme qui vous aiguillera de A à Z sur l’art de combler un homme au lit. Mais ne cliquez pas immédiatement sur ce lien car la connexion psychologique est essentielle et vous devez tout autant l’avoir en tête. Bien souvent, on entend des clichés sur la gent masculine et l’on considère qu’il suffit d’une bière devant un match de foot puis d’une partie de jambes en l’air pour les combler. En réalité, c’est bien plus profond que ça et si vous lisez ces lignes c’est probablement que les comportements masculins vous étonnent voire même vous semblent incompréhensibles ! Alors en tant que coach je ne vais pas vous ressortir les phrases bateau comme les hommes ne pensent qu’au sexe, ils n’écoutent jamais ou ils ne parlent pas de leurs sentiments. Bien souvent, l’image qu’ils renvoient ne correspond pas à la réalité mais il faut creuser un peu pour s’en rendre compte. En effet, le préalable pour satisfaire un homme est de le comprendre et non pas de rester obnubilée par des clichés. Dans cet article je vais donc vous livrer quelques secrets bien gardés afin de mieux vous connecter à l’homme que vous aimez ou que vous souhaitez séduire. Pourquoi est-il important de satisfaire son mari ou son copain ? Lorsque l’on cherche à savoir comment satisfaire son mari ou son mec, c’est que l’on a des sentiments est que l’on souhaite donc prendre soin de lui et le rendre heureux. Vous voulez ainsi lui montrer que vous êtes capable de lui apporter du bonheur mais également lui montrer combien il compte à vos yeux, même si ce dernier est touché par l’éjaculation précoce. Parfois c’est en retour de quelque chose, il vous fait plaisir et vous souhaiter vous montrer reconnaissante. Mais souvent vous vous demandez comment satisfaire un homme simplement parce que vous voulez vous montrer différente des autres femmes. Ce petit plus c’est vous qui l’avez et vous souhaitez qu’il s’en aperçoive ! Cela permet non seulement d’être unique pour lui et donc de développer ses sentiments mais en plus vous allez lui prouver qu’il peut compter sur vous et que vous voulez son bonheur. A partir de là il comprendre à quel point vous comptez pour lui et il laissera tomber les barrières. Il n’aura plus peur de la peur de l’engagement parce que vous lui démontrerez que vous le comprenez vraiment et que vous êtes sur la même longueur d’onde. Mais attention, je me dois de vous mettre en garde. Ce n’est pas parce que vous êtes folle amoureuse que vous devez penser uniquement à lui. Personne ne doit s’oublier en amour au risque d’être trop acquise et donc moins attirante. Alors oui il est normal de se demander comment satisfaire son homme mais il ne faut surtout pas se négliger pour autant et il faut une certaine forme de réciprocité sinon le risque de tomber dans une relation à sens unique est grand. Mais pourquoi est-il encore plus important de ne pas se négliger soi-même ?! Je dois vous avouer qu’en choisissant le thème du jour j’ai eu un petit sourire parce que je me suis dit qu’en lisant le sujet certaines femmes allaient bondir ! En effet, je réponds à vos commentaires et j’ai souvent lu ou entendu des femmes en coaching me dirent Mais Alex, pourquoi ce serait toujours à moi ou aux femmes de faire des efforts ? On doit sans cesse se demander comment satisfaire un homme au lit, comment lui faire l’amour ou comment faire plaisir à son chéri, mais et lui dans tout ça, pourquoi devrait-il simplement être en attente ?». Et je dois bien avouer qu’elles n’ont pas tout à fait tort de réagir de cette façon et il existe notamment trois explications à cela. 1/ L’être humain ne connait pas ses propres besoins Il faut savoir que les êtres humains et donc les hommes ne connaissent pas leurs propres besoins ! Cela signifie que si vous cherchez à répondre à ses attentes vous oublierez de créer un effet de surprise pourtant très important en matière de séduction. Je conseille ainsi à chaque femme que je coach de bien laisser parler leur personnalité pour être capable de satisfaire leur homme grâce à leurs atouts naturels. Il est donc inutile de se parfaire. Pas besoin de jouer un rôle en amour parce que si c’est le cas un jour vous ne pourrez plus assurer ! Celui qui se trouve en face de vous sait plus ou moins ce dont il a besoin mais cela peut aussi évoluer en fonction de votre personnalité. N’avez-vous jamais entendu un homme vous dire qu’il préfère les brunes alors que vous êtes blonde platine ? Cela ne signifie pas qu’il ne ressent pas d’attirance pour vous sinon il ne serait pas en face de vous, mais que ses gouts peuvent évoluer en fonction de ce que vous allez dévoiler. Et pour vous mesdames c’est la même chose ! Combien de fois j’ai entendu des femmes me dirent lors de rendez-vous qu’elles n’aimaient pas sortir avec un homme trop grand alors que je mesure plus d’un 1,95 m ! 2/ Tout est une question de connexion émotionnelle… Il n’y a rien de plus important que de créer une complicité unique, de partager des fous rires, et de créer un échange pour justement faire en sorte que la relation soit basée sur vos attentes réciproques et sur un partage fort. Très souvent on cherche à acheter l’amour de l’autre » en oubliant que ce qui compte le plus c’est le moment présent et la notion de bonheur. La réciprocité est primordiale en amour et lorsque l’on se demande comment satisfaire son homme, il faut que lui en fasse de même de son côté. Vous devez simplement chercher à être bien ensemble pour vraiment le satisfaire. Demandez-vous dès à présent Qu’est-ce que j’aurais vraiment envie de vivre ? » et vous pourrez associer votre moitié à cela en vous demandant comment satisfaire mon homme. De cette manière vous lui montrerez que vous pouvez vous connecter et que vous avez des affinités. A partir de là il vous regardera de façon différente. 3/ Le fait d’être acquise casse totalement l’attraction La gent masculine déteste les femmes étouffantes et encore plus celles qui sont totalement acquises. Il n’y a d’ailleurs rien de pire pour casser l’attirance. Et en général, lorsque l’on se demande comment satisfaire un homme c’est que l’on risque de se négliger et de ne se focaliser que sur le bien être de son chéri. Surtout vous devez éviter ce piège parce qu’il risque de vous éloigner au lieu de vous rapprocher de l’homme que vous aimez. Certes il est important de donner à l’autre mais il ne faut pas se négliger pour autant. Et surtout il y a des limites à ne jamais dépasser. Ainsi, lorsque l’on souhaite satisfaire un homme au lit il est indispensable que vous preniez également du plaisir. Non seulement ça l’excitera encore plus mais après tout vous pouvez vous aussi vous faire plaisir ! Si par exemple vous lui faites des cadeaux, je vous invite à respecter la règle du 1 ou pour 1 sauf exception bien entendu et également, je vous suggère de rester dans les mêmes fourchettes de prix. Par exemple s’il vous offre un sac à main Longchamp d’une centaine d’euro, n’allez pas lui offrir un stylo Mont Blanc qui vaut 5 fois plus cher. Que ce soit à travers vos attentions mais également votre comportement montrez lui qu’il est important mais ne vous montrez jamais acquise. Je vous explique plus bas pour quelle raison. Comment satisfaire un homme en décodant le paradoxe masculin ! Quand on a envie de satisfaire son homme, il faut s’employer à le combler de plaisir mais pour y parvenir il est indispensable de comprendre sa personnalité. Ça tombe bien, c’est exactement le point central de ma philosophie. A mon sens, mon métier de conseiller sentimental consiste à vous aider à analyser un être humain sous toutes ses facettes pour créer une connexion magique et qui bouleversera complètement votre vie sentimentale et positivement bien entendu !. Tous les hommes sont différents, il vous faudra donc sûrement accepter de modifier certaines de vos habitudes et croyances collectives. En effet, beaucoup de femmes me contactent parce qu’elles ne comprennent plus les hommes et leurs comportements. Quand elles sont trop gentilles ils se montrent fuyants et quand elles n’agissent pas ils se plaignent. Difficile dans ces conditions de faire les bons choix… Pour savoir comment satisfaire son mec, il faut réussir à trouver le juste milieu, c’est-à-dire le bon équilibre entre ses attentes et ses besoins est les vôtres. Cela signifie que nous avons tendance à nous intéresser à une femme qui représente un défi parce que comme tous les êtres humains donc comme vous mesdames, nous sommes attirés par tout ce que l’on ne possède pas. A contrario, nous avons des besoins affectifs qui méritent d’être comblés et une femme trop distante ne nous permettra pas de nourrir notre égo et de nous dire que nous sommes importants à ses yeux. C’est pourquoi je vous encourage à bien comprendre votre homme en analysant cette dualité et en réalisant des actions pour entretenir votre attention à son égard mais aussi en parallèle pour bien conserver votre vie personnelle et qu’il ne se dise pas que vous trop à ses pieds. Je conçois qu’il n’est pas toujours facile d’adopter le bon comportement, surtout quand les sentiments sont forts, mais en maitrisant ce paradoxe vous aurez inévitablement l’attitude adéquate pour le combler. Comment combler son homme grâce à la vision commune ? Lors de ma dernière conférence à Paris il y a quelques semaines de cela, j’ai énormément insister sur le besoin d’inspirer son homme notamment au travers d’une vision commune. C’est indispensable à mes yeux lorsque l’on veut satisfaire son copain ou son mari. Je veux dire par ses mots visions commune » que pour qu’un homme se lâche et se dise que vous êtes la femme dont il a toujours rêvé, il est nécessaire qu’il parvienne à se projeter à vos côtés et possède une vision d’avenir en votre compagnie. Vous devez donc lui montrer que vous possédez un projet de vie qui est sensiblement équivalent au sien. Vous devez lui montrer que l’une des forces de votre couple est de tirer dans le même sens pour accomplir des choses positives dans votre quotidien. Les américains ont une phrase que je trouve géniale pour résumer la situation My partner in crime ». On pourrait traduire cela par la personne avec qui je veux construire un empire. Il s’agit en réalité de tout simplement se sentir soutenu et d’avoir une motivation forte à vivre un couple épanouissant. Quelles sont les 4 clés lorsque l’on se demande comment satisfaire son homme ! Il existe essentiellement 4 clés à utiliser et à maitriser lorsque l’on souhaite savoir comment satisfaire son mari ou l’homme qu’on aime. Il va de soi qu’elles peuvent être cumulatives et bien entendu il n’y a pas d’ordre. Le couple et l’attirance doivent être travaillés au quotidien et lorsque vous sentez un coup de moins bien dans la relation il est impératif de mettre le doigt sur ce qui ne fonctionne plus comme par le passé et bien entendu d’y remédier. Le côté sexuel a bien entendu son importance et le fait de satisfaire un homme au lit est important mais il existe d’autres facteurs qui sont prépondérants. 1/ Raisonner en terme de bonheur et non d’amour… Vous vous demandez comment combler un homme ? Alors la notion clé à retenir tient en un seul mot bonheur ! Vous devez PROFITER de la vie au lieu de vouloir vous assurer qu’il vous appartient à travers des prises de tête ou des crises de jalousie. Pour satisfaire un homme il faut lui apporter du bonheur et je peux vous garantir qu’il restera à votre bras. 2/ Créer de la nouveauté dans votre quotidien La nouveauté est le meilleur moyen pour sortir de la routine. Cela permet de créer du rêve et d’avoir ou de retrouver une vie de couple stable. Vous devez innover sans cesse et mettre de l’originalité dans votre vie amoureuse régulièrement ! Pour cela intéressez vous aux passions de votre moitié, trouver de nouvelles activités à faire à deux ou même seule et surtout n’ayez pas peur de vous lancer même si votre chéri est réticent. Les hommes n’aiment pas trop sortir de leur zone de confort ! 3/ Comment satisfaire un homme en amour Devenez la meilleure version de vous-même Ce n’est pas parce que vous souhaitez satisfaire votre homme que vous devez vous oublier ! Il est important de continuer à posséder votre vie personnelle et de montrer que vous souhaitez aller de l’avant. Plus vous aurez ce côté femme fatale qui veut sans cesse se perfectionner et plus votre homme vous regardera avec des yeux amoureux mais également avec respect et admiration. Sachez qu’il n’y a rien de mieux pour renforcer les sentiments amoureux. 4/ Décuplez la complicité physique avec votre homme C’est bien connu, satisfaire un homme en lui faisant l’amour comme une déesse ça fonctionne à merveille. Il ne faut donc pas oublier que la complicité physique par le toucher ou le sexe est extrêmement importante dans un couple. D’ailleurs si vous voulez lutter contre la routine la première étape consiste à casser la routine sexuelle ! Cela peut donc passer par des préliminaires, un massage, des papouilles avant de se lancer et de faire l’amour fougueusement. Je vous encourage à laisser tomber vos barrières, à communiquer sur ce sujet et à en faire le point central de votre relation. Pour aller plus loin sur cet aspect et savoir comment satisfaire un homme en faisant l’amour, je vous guide juste ci-dessous. Comment combler son homme au lit ? Je me dois d’être franc avec vous mesdames, il n’y a pas des millions de moyens de rendre un homme heureux sexuellement. Il existe en revanche quelques petites règles à respecter afin de rendre ce moment magique. Pour donner du plaisir à un homme au lit, il est important de ne pas se mettre de pression et de ne pas être dans le calcul, la spontanéité c’est souvent ce qui fait la différence entre une femme qui donne du plaisir et une femme qui fait cela simplement par habitude ou pour éviter que son mari ne lui fasse des remontrances. Les zones érogènes chez les hommes, ne sont pas aussi nombreuses que chez les femmes et le côté tactile est probablement moins important même s’il ne faut pas le négliger. C’est plutôt dans les positions et l’attitude que vous allez avoir que vous allez parvenir à l’envoyer au 7eme ciel. Quand on se demande comment faire plaisir à son homme, il ne faut surtout pas avoir peur de prendre des initiatives quand vous êtes au lit, et ne pas lui laisser les commandes de façon systématique. En adoptant cette attitude vous lui montrerez que vous appréciez le sexe avec lui, que vous prenez du plaisir et forcément il va bien se sentir, cela va gonfler son égo et c’est l’idéal quand on se pose des questions sur la façon de faire kiffer un garçon ou comment satisfaire un homme. Il faut d’abord bien s’attarder sur les préliminaires qui donnent le tempo aux choses sérieux. Notamment si vous lui faites une fellation ce dont les hommes raffolent. Il faut lui montrer que cela vous plait de lui donner du plaisir, regardez-le dans les yeux, dites-lui des mots un peu chauds de manière à l’exciter. C’est ce qui fera la différence entre des préliminaires réalisés par besoin et des préliminaires faits par désir et avec amour. Lors de l’acte en lui-même, vous ne devez pas être uniquement être passive et le laisser vous pénétrer. Vous devez être active et pour cela il faut bouger langoureusement comme si vous dansiez sur une chanson entrainante, vous pouvez vous toucher en même temps, lui susurrer des mots doux ou hot dans le creux de l’oreille et surtout vous devez lui montrer que vous prenez votre pied. Afin de créer du désir et montrer à votre homme que vous avez envie de lui mais surtout qu’il vous donne du plaisir, il va être également important de prendre des initiatives et par exemple de lui sauter dessus en sortant de la salle de bain, de l’attendre en petite tenue quand il rentre plus tard que vous ou de vos envoyer des sexto toute la journée pour faire monter la pression. Toutes ces petites actions vont nous seulement vous donner du plaisir mais également envoyer un message clair à celui que vous aimez. C’est comme si vous étiez en train de lui crier je veux te satisfaire chéri et aucune autre ne pourra faire mieux ! Je vous souhaite le meilleur que ce soit sous la couette ou pas ! Votre conseiller, Alex Cormont Le sujet de Philosophie sujet 2 Doit-on tout faire pour être heureux ?Le corrigé de Philosophie sujet 2, Bac L Problématisation possible Tous les hommes recherchent d’être heureux. Cela est sans exceptions, quelques différents moyens qu'ils y emploient. Ils tendent tous à ce but. … La volonté ne fait jamais la moindre démarche que vers cet objet. C'est le motif de toutes les actions de tous les hommes. Jusqu'à ceux qui vont se pendre » soulignait Pascal. C’est pourquoi ce sujet peut surprendre, car le doit-on » semble de trop, nous faisons nécessairement tout pour être heureux. Mais justement ce sujet invite à s’interroger sur cette apparente évidence de la recherche du bonheur et cela selon deux recherche naturelle autorise-t-elle tous les moyens ? Notre bonheur vaut-il qu’on lui sacrifie tout ? Peut-on accepter par exemple de payer notre bonheur au prix de notre liberté ou de celle des autres ? Et en invitant à s’interroger sur les moyens, ce sujet invite aussi à penser les fins de notre existence, si nous cherchons à être heureux, le bonheur est-il la seule fin de notre existence ou devons-nous avoir d’autres fins, exigences, qui d’ailleurs peuvent aussi être une des conditions d’un bonheur réel et plein ? Pouvons-nous être heureux si nous ne sommes pas justes, pas libres, si notre bonheur exige le malheur des autres ? Ne devons-nous pas d’abord chercher à être juste, vertueux, libre pour être ensuite heureux, d’autant que le bonheur au sens d’état de totale satisfaction peut sembler être inaccessible? Faut-il suspendre son existence à un but soit insuffisant, soit inaccessible ? Donc le doit-on » pouvait être pris en deux sens "être nécessaire" ce qui ne peut ne pas être ou "être un devoir de" dimension morale, activité exigible d’un homme au regard de sa nature – d’être pensant, conscient, rationnel, d’être culturel, d’être politique... Ce sujet invite donc à penser ce qui fait qu’une existence vaut d’être vécue et si le bonheur au sens de satisfaction de tous nos désirs, de somme de plaisirs peut être atteint et faire qu’une existence est satisfaisante et si l’homme ne peut pas se donner d’autres fins que le bonheur. On pouvait enfin aussi jouer sur le sens d’ être heureux », en opposant être et devenir, le bonheur est peut être davantage dans la recherche, la chasse, le mouvement que dans la prise et un état. Le bonheur est peut-être davantage dans la capacité de saisir ce qui est, de ne pas passer à côté que dans la construction, la projection dans le futur. Il y avait plusieurs plans possibles pour traiter ce problème. Un plan possible I. Il semble que nous ne puissions pas ne pas tout faire pour être heureux.doit-on = est-il nécessaire, bonheur = état de plaisir, somme de plaisirs- on peut constater que tout homme aspire à être heureux, c’est-à-dire à fuir les douleurs et à être en quête de jouissances et plaisirs. C’est comme le soutenait Freud le principe de plaisir qui détermine le but de notre vie, et qui régit les processus de notre appareil si le bonheur est la fin de nos fins, même si nous en poursuivons d’autres ponctuellement, elles sont parce qu’elles contribuent à notre bonheur. Nous ne pouvons pas ne pas vouloir notre bonheur. On peut même penser qu’il y a une sorte d’assignation à être heureux, quand le bonheur est permis et que l’on a tout pour être heureux, comme on il semble donc naturel conforme à notre nature de tout mettre en œuvre pour être heureux soit en s’abandonnant aux désirs thèse hédoniste soit en s’efforçant de les maîtriser, de les discriminer selon le critère de la nature et de la nécessité philosophie épicurienne Cela suggère que tous les désirs ne sont pas source d’un état de plaisir, et que donc tout faire pour être heureux, ce n’est pas pour autant tout faire. Le bonheur comme état de satisfaction totale ne peut peut-être pas se réduire à une somme de plaisirs indistincts, l’homme se réduit-il au désir, à la recherche de l’agréable? II. Il apparaît que la recherche du bonheur ne puisse pas tout autoriser, non seulement tous les moyens ne mènent pas à cette fin mais elle ne justifie pas tous les moyens- le bonheur exige donc une maîtrise des désirs plutôt qu’un abandon, une maîtrise de soi. Sacrifier au moindre de ses désirs ne fait sans doute pas le si l’homme est un être de désir, un être sensible recherchant naturellement le plaisir et fuyant tout aussi naturellement la douleur, c’est aussi un être de raison et de conscience conscience sans laquelle le bonheur ne peut être. Le bonheur n’est pas seulement une somme de plaisirs, il est un état de totale satisfaction. Or cette raison et cette conscience exigent de l’homme qu’il soit à la hauteur de la dignité que celles-ci lui confèrent en tant que sujet. Si on peut tout sacrifier à notre bonheur, on n’a pas peut-être le droit de le faire. On peut penser que l’on n’a pas le droit peut-être de sacrifier notre liberté ou celle des autres à notre bonheur. La servitude volontaire même si elle est confortable peut être condamnée d’un point de vue moral, selon La Boétie, Rousseau ou Tocqueville. Une vie d’esclave même confortable ne peut être satisfaisante. Notre sécurité et notre prospérité ne peuvent se payer au prix de notre des impératifs moraux pèsent donc sur notre existence en tant que sujet conscient en même temps qu’ils nous obligent à ne pas se contenter d’une existence bestiale, animale même si en un sens elle pourrait être heureuse. Nous nous devons d’être moraux, vertueux, de faire le bien avant que de faire ce qui nous est agréable. C’est la thèse de Kant qui fait même de la vertu la destination de notre existence et qui soutient qu’on ne peut échapper à la voix du devoir, à la culpabilité, donc qu’on ne peut être heureux sans être vertueux. On pourrait en dire autant d’une existence sans liberté. Comment être heureux sans être libre ? Ne faut-il pas d’ailleurs rechercher plutôt ce qui dépend de nous que de suspendre sa vie à un but inaccessible ou qui ne dépend pas que nous et qui, visé mais non atteint, peut nous rendre méchants ? III. On ne doit pas faire tout pour être heureux- car le bonheur au sens d’état de plaisir ne dépend pas que de nous, donc se donner pour but d’être heureux, c’est s’exposer à la car le bonheur n’est pas dans la poursuite d’un futur en accord avec nos désirs, mais dans la prise de conscience d’un présent en accord avec notre volonté OU à l’inverse il n’est pas dans l’état atteint mais dans la recherche de cet état on ne devrait tout faire pour ne pas être heureux en un sens ; malheur à celui qui n’a plus rien à désirer… ».- et il vaut mieux être Socrate insatisfait qu’un porc satisfait », c’est ce que soutenait Mill, qui, en utilitariste, associait pourtant le Bien à une arithmétique des plaisirs et défendait l’idée d’une vraie liberté individuelle, le droit à l’excentricité dans la recherche de son bonheur. Read more Comment définir le bonheur ? 1. Définitions Bonheur du latin bonum augurium, de bon augure. Cela inclut l’idée de chance, de hasard. Le bonheur est un état et non un sentiment comme la joie de satisfaction durable contrairement au plaisir éphémère, de plénitude, où l’individu se sent comblé dans un ou plusieurs domaines de sa vie. Le bonheur n'est pas tout à fait pareil que le sentiment de la joie soudaine, très puissant mais plus éphémère et superficiel, ou que le sentiment d’euphorie plaisir extrême. Dans la philosophie antique, le bonheur est le souverain bien, la fin ultime de toutes les actions des hommes. Pascal disait Tous les hommes recherchent d’être heureux ». Les philosophies qui recherchent avant tout le bonheur sont nommées eudémonistes. 2. Bonheur et subjectivité Le bonheur est-il subjectif, relatif à un sujet ? On peut soutenir que le bonheur relève de la constitution personnelle de chacun Pour une personne heureuse, pleine de joie de vivre, optimiste sur l’avenir il est probable qu'elle rende plus heureuses les personnes de son entourage, en ce sens le bonheur est communicatif. On peut aller jusqu’à défendre la thèse selon laquelle j’ai une part de responsabilité par l’attitude positive que je transmets aux autres Mill sur la responsabilité morale du bonheur. Cette personne n’a pas forcément toutes les conditions du bonheur, mais elle est heureuse par son tempérament. De la même façon Alain considère que le bonheur est dans la conquête, donc dans l’attitude de vie que nous adoptons. À l’inverse, pour une personne qui a apparemment tout pour être heureuse santé, richesse, etc., mais qui ne l’est pas. On voit bien que le bonheur semble être subjectif. Le fait d’être heureux n’est pas explicable seulement par des conditions extérieures, mais tient plus à la personnalité, la tendance du caractère, à l’éducation. 3. Un concept indéterminé ? Le bonheur n’est pas rationnel, c'est un concept indéterminé. Kant parle d'un idéal de l’imagination ». On ne peut donc pas construire » son bonheur, alors qu’on peut construire un raisonnement ou observer une ligne de conduite morale. Ainsi le devoir qui correspond à une règle impérative est plus certain que le bonheur indéfini. Il y a un désaccord profond entre les hommes sur ce qui fait le bonheur. Si tous les hommes cherchent à être heureux, ce qui fait le bonheur de mon voisin peut me dégoûter. C'est l'exemple pris par Spinoza la même musique peut être très bonne pour le mélancolique et très mauvaise pour le désespéré. On peut repérer une inconstance de l’individu lui-même. Je peux changer d’idéal de vie, de passions, d’engagements. Je suis peut-être moi-même incapable de dire où se loge mon bonheur. Peut-être faut-il envisager le bonheur comme une prise de conscience de l’unité du tout, plutôt que de poursuivre des objectifs personnels. Comprendre l’harmonie globale, se comprendre dans cette harmonie, est le principe du Taoïsme. Il y a quelque chose de l’ordre de la grâce dans le bonheur. Dans tout bonheur, il y a une part de chance et de hasard. Bonheur et moralité 1. Les morales antiques la recherche du bonheur Dans la philosophie antique, la recherche du bonheur et l’éthique sont indissociablement liées. Toute action humaine est définie par la fin qu’elle se propose, le résultat qu’elle vise et cette fin est pensée comme un bien pour nous on cherche la gloire, la santé, la richesse, le savoir, etc. parce qu’on considère ces biens comme des moyens pour nous rendre heureux. Or ces biens sont pensés en vue du souverain bien, du bien absolu qu’est le bonheur. La question devient alors quels biens faut-il rechercher prioritairement pour être heureux » ? Cette quête amène Epicure à une classification des désirs en fonction du degré de satisfaction durable qu’ils peuvent produire. Les Anciens ajoutaient souvent l’idée que le bonheur ne peut être trouvé que dans la vertu en grec arêté = réalisation totale de l’homme, visée d’une excellence de l’homme. C'est pour cela que ces morales antiques sont appelées morales eudémonistes de eudaimonia = le bonheur. Le bonheur réside en partie dans l’exercice de la raison. Ce sont des morales intellectualistes. Seul celui qui connaît le bien pourra bien agir voir Platon, Nul n’est méchant volontairement », et la thèse du tyran malheureux. 2. Le bonheur dans la philosophie moderne Kant va s’employer à défaire le lien entre la morale et le bonheur. Selon Kant, on ne peut pas faire du bonheur la pièce centrale de la morale, pour plusieurs raisons Quiconque recherche son bonheur est contraint à des calculs intéressés. Chercher son bonheur nous conduit souvent à agir de façon peu morale. Chercher son bonheur c'est se contenter de son propre bonheur. Peu m’importe si autrui souffre. C’est le bonheur du sophiste. Mon bonheur peut passer par le malheur d’autrui. Je ne peux pas être moral si je fais passer mon bonheur avant celui d’autrui ou à ses dépens. Ce serait le bonheur du tyran. En conséquence, les morales antiques du bonheur ne sont que des conseils de prudence, et non des impératifs. La question n’est plus comment être heureux ? » mais comment nous rendre dignes du bonheur ? » Kant remet en question l’intellectualisme de ces morales. Nous savons très bien qu’il y a des hommes savants qui font le mal sciemment, alors qu’il y a des hommes peu instruits qui font leur devoir. Il y a même de plus grandes chances pour qu’un homme plus savant puisse faire plus de mal On n’a besoin d’aucune science ni d’aucune philosophie pour savoir ce que l’on doit faire. ». Dépend-il de nous d’être heureux ? 1. Être heureux dépend entièrement de nous le stoïcisme Beaucoup de choses dans notre vie ne dépendent pas de nous. On ne peut pas tout maîtriser. Exemple on peut perdre des proches, tomber malade ; on peut s’enrichir ou perdre son emploi soudainement ; on ne choisit pas de naître avec tel corps, dans telle famille, dans tel pays, à tel époque, etc. Pour les Stoïciens, le fait qu’on ne maîtrise pas le cours du monde n’empêche pas notre bonheur, parce que Le fait de trouver que ce qui nous arrive est grave ou non ne dépend que de nous. Notre pensée et nos jugements restent en notre pouvoir. Nous pouvons être heureux en apprenant à nous réjouir uniquement de ce qui dépend de nous ex. si nous perdons de l’argent à cause de la crise, cela ne dépend pas de nous. Nous ne devons pas nous en affliger, car on n’aurait de toute façon rien pu y faire. Au contraire, nous devons nous réjouir du pouvoir absolu que nous avons sur notre propre esprit Epictète et Marc Aurèle. Nous pouvons être heureux en n’accordant du prix qu’au présent. Le passé n’est plus en notre pouvoir, et nous n’avons pas de moyen d’agir sur le futur. Seul le présent est à la portée de notre main ; en le vivant pleinement, nous progressons vers la sagesse. Sénèque dit ainsi dans les Lettres à Lucilius Espoir et peur viennent du fait qu’au lieu de nous adapter au présent nous projetons nos pensées dans un lointain futur. » 2. Notre bonheur dépend principalement des circonstances Machiavel Certes, notre esprit est en notre pouvoir et nous pouvons apprendre à ne pas nous affliger quand un événement difficile nous arrive et que nous ne pouvons rien y faire. Mais cela suffit-il vraiment à être heureux ? Peut-être le volontarisme des Stoïciens va-t-il trop loin la sagesse aide à ne pas sombrer dans le malheur, mais elle ne fait pas le bonheur à elle seule. Pour Machiavel, le bonheur dépend de la fortune. Il soutient dans Le Prince que le bonheur ne dépend pas que de nous. Il faut aussi un peu de chance pour être heureux. Avoir un corps en bonne santé, connaître une période sans guerres, etc. cela dépend de beaucoup de facteurs qui sont hors de notre portée. Être heureux, cela dépend de l’heur », c’est-à-dire de la chance, ou de la fortune. Par conséquent, le bonheur est fluctuant. Si le bonheur dépend de la chance, alors il peut aller et venir. Nous en faisons souvent l’expérience. Dans Le Prince, Machiavel compare la fortune à un puissant torrent. Un torrent peut fertiliser les plaines, être source de prospérité, mais il peut aussi tout emporter sur son passage. De la même manière, la fortune peut donner le bonheur, mais elle peut le reprendre. 3. Notre bonheur dépend aussi des autres Le bonheur dépend donc de notre état intérieur, sur lequel nous avons une prise, et des circonstances extérieures, qui relèvent de la fortune ou de la chance. Mais suffit-il d’avoir la santé, des biens, une bonne situation dans le monde pour être heureux ? Le bonheur dépend aussi de notre relation aux autres. Les liens avec les autres hommes sont essentiels au bonheur, qu’ils soient affectifs ou spirituels, amicaux ou amoureux, familiaux ou sociaux. Si on a la santé, la richesse et les honneurs, mais que l’on vit dans la solitude, il est difficile d’être véritablement heureux. La solitude est peut-être le plus grand obstacle au bonheur. Ainsi, pour Aristote, les seuls êtres capables de vivre seuls sont les bêtes et les dieux ; même le sage a besoin d’amis s’il désire être heureux. Le bonheur est augmenté par sa mise en commun et semble même atteindre sa perfection dans le partage. Montaigne raconte dans Les Essais que le bonheur le plus vif de son existence, il le connut avec son plus cher ami, La Boétie. 4. Le bonheur dépend de la fortune et des autres hommes, mais il dépend de nous malgré tout Le bonheur vient de la fortune, qui peut nous élever ou nous abattre. Cela veut-il dire que le bonheur ne dépend pas de nous ? Pour Machiavel, on doit se préparer aux revirements de la fortune de deux façons Intérieurement, on doit méditer le fait que la fortune peut se renverser. Extérieurement, on peut se préparer aux aléas du sort ex. économiser de l’argent par exemple conseille de se rendre vertueux pour mieux saisir la fortune. Au final, le bonheur conserve une part de mystère. Kant en conclut qu’on ne peut que donner des conseils pour être heureux, et non des recettes toutes faites – des règles absolues qui nous garantiraient le bonheur. Les conseils nous permettent de nous approcher du bonheur autant que possible, et il nous appartient de les suivre, tant qu’ils ne contredisent pas nos devoirs. Le bonheur est-il une illusion ? 1. On peut croire être heureux parce qu’on ressent un plaisir fort Il nous arrive d’être en proie à des émotions positives très intenses. Nous sommes euphoriques, parce que nous avons connu la réussite à un examen, dans une compétition sportive, etc. Dans ces moments, il est facile de se croire heureux. Pourtant, le plaisir peut être fugace et éphémère. Le bonheur est plus durable que le simple plaisir ponctuel. On peut donc parfois avoir l’illusion d’être heureux, sans qu’on le soit vraiment, comme par exemple, l’état que procurent les drogues comme le haschich, paradis artificiel » Baudelaire. Pourtant la joie ordinaire et commune que Rousseau nomme le contentement lui semble être un objectif politique atteignable, alors que le bonheur ne semble pas fait ici-bas pour l’homme ». L’objectif d’un État ne serait donc pas le bonheur du citoyen mais son contentement. Il s’agirait de trouver ou de produire la liesse des jours de fêtes et des plaisirs fugaces dont les souvenirs lient une communauté Est-il une jouissance plus douce que de voir un peuple entier se livrer à la joie un jour de fête ? » 2. La recherche du bonheur est toujours une illusion, la vie humaine n’est que misère Pascal Certains philosophes proclament qu’il est impossible d’être heureux. La recherche du bonheur est elle-même une illusion, parce que la vie humaine ne peut être protégée comme un certain nombre de maux inévitables. Tous, nous devront vieillir, connaître la maladie et la mort, faire face à l’ennui, à l’angoisse. Pascal affirme ainsi que la vie humaine n’est que misère. Dans Les Pensées, il remarque que nous ne voyons pas le caractère misérable de notre existence parce que nous ne cessons de nous divertir par le jeu, les relations sociales, le travail. Mais au fond, pour Pascal, chacun de nous sait qu’il est malheureux c’est pour cela que nous fuyons la solitude, qui nous permettrait de regarder les choses en face. 3. L’idée même de bonheur est peut-être une illusion Kant Il pourrait exister une illusion plus grave encore, car l’idée de bonheur elle-même n’est qu’une idée vide. Ce qui peut nous rendre heureux, nous l’apprenons progressivement. Mais nous ne le savons pas au début de notre vie, et nous ne le savons jamais vraiment, puisqu’il nous faut toujours apprendre de nos expériences. Ce qui nous rend heureux peut changer avec les années. Par exemple, j’aimais tel métier, telle musique quand j’étais jeune, mais ils m’ennuient à présent. Nos expériences de plaisir passées ne sont même pas des guides sûrs pour rechercher le bonheur à l’avenir. Ces deux raisons font dire à Kant que le bonheur n’est qu’un produit de notre imagination. C’est l’idéal de tous les hommes mais aucun n’est capable de dire ce qui le rendrait heureux. 4. Pourtant, la recherche du bonheur reste une entreprise pour tous les hommes Doit-on céder au pessimisme de Pascal ? Doit-on accepter l’idée de Kant selon laquelle le bonheur n’est qu’une représentation de notre imagination ? Les réponses au pessimisme de Pascal, on peut les trouver en réfléchissant à ce qui dépend de nous dans le bonheur. Certes, on n’a jamais fini d’apprendre ce qui nous rend heureux. Mais cela ne nous contraint pas au pessimisme. Cela signifie simplement que le bonheur conservera toujours une part de mystère. Le bonheur paraît être une notion connue de tous tout le monde en a déjà fait l'expérience ou, du moins, tout le monde désire être heureux. Pourtant, chacun met sous ce nom des réalités très différentes. Il faut donc se demander s'il est possible de s'accorder sur sa définition et sur les moyens de l'atteindre. Ce travail sur le bonheur implique également une étude de la notion de désir. En effet, la réalisation des désirs est souvent considérée comme l'un des éléments nécessaires au bonheur. Cette idée ne va pas sans difficultés si le désir est un mouvement qui pousse les individus vers des objets alors que le bonheur est un état stable et durable de bien-être, bonheur et désir sont peut-être contradictoires. ILe bonheur comme tentative de satisfaire tous les désirs S'accorder sur une définition du bonheur n'est pas aisé, mais on considère parfois que le bonheur est atteint avec la réalisation de tous les désirs. Pourtant, le désir est souvent un obstacle au bonheur. Il semble finalement impossible d'atteindre le bonheur en satisfaisant tous les désirs de l'être humain. ALa difficulté de définir le bonheur La première difficulté, lorsque l'on réfléchit au bonheur, est de savoir si l'on peut s'accorder sur sa définition. Le bonheur est un état durable de bien-être éprouvé par un individu, souvent compris comme l'état dans lequel tous les besoins et désirs de l'homme sont satisfaits. Toutefois, cette définition pose problème, elle repose sur l'expérience de chacun. Communément, on pense que ce qui fait le bonheur est une affaire privée, subjective. Chacun pourrait ainsi déterminer ce qu'est le bonheur selon ses préférences et ses goûts. Mais si chacun détermine le bonheur selon sa préférence, il devient difficile de savoir si le bonheur lui-même est vraiment atteint. Autrement dit, s'il n'y a pas de définition du bonheur sur laquelle s'entendre, on ne peut être certain de l'avoir atteint, car le vrai bonheur pourrait être un sentiment plus fort, plus durable, ou plus intense. C'est ce que souligne le philosophe Emmanuel Kant le concept de bonheur est indéterminé car il est empirique, c'est-à-dire qu'il est défini par l'expérience de chacun. Empirique On dit d'une chose qu'elle est empirique lorsqu'elle repose entièrement sur l' du bonheur qu'il est empirique revient à dire qu'il repose sur l'expérience que chaque individu en fait. Ainsi, l'un trouvera son bonheur dans la pratique d'un sport, l'autre dans la lecture, etc. Par malheur, le concept du bonheur est un concept si indéterminé que, malgré le désir qu'a tout homme d'arriver à être heureux, personne ne peut jamais dire en termes précis et cohérents ce que véritablement il désire et il veut. »Fondements de la métaphysique des mœursToute tentative de définition du bonheur est donc contestable, et cela a pour conséquence qu'il est impossible de savoir comment y accéder. BLe désir comme obstacle au bonheur Le désir semble plutôt un obstacle au bonheur, car il est illimité et mène à la souffrance. 1Le caractère illimité du désir Le désir est une force violente qui pousse l'être humain à trouver une satisfaction. Le désir peut être illimité, l'homme veut toujours plus, ce qui s'oppose à l'idée même du bonheur, un état de plénitude et de satisfaction. Le bonheur et le désir sont deux notions qui s'opposent Le désir est un mouvement qui porte les hommes à vouloir posséder quelque chose, ou atteindre un but, qui devront leur procurer une satisfaction. C'est donc un état caractérisé par un sentiment de manque et de privation. À l'inverse, le bonheur est un état durable de plénitude, de bien-être, de satisfaction. Il semble a priori difficile de lier ces deux notions dont les définitions s'opposent. Désir Le désir est une force psychique qui pousse l'individu vers un objet l'objet du désir. On distingue par ailleurs le désir et le besoin Le besoin est animal se reproduire, se nourrir, dormir, etc.. Il dépend du corps seul et trouve donc sa satisfaction dans un acte ou un objet précis. Le désir se déploie dans l'imagination et non dans la réalité. Contrairement au besoin physique, le désir dépend de la capacité de l'homme à se projeter et à se représenter consciemment un objet désiré, malgré son absence. Le désir est donc propre à l'homme il fait partie de ce qui définit notre humanité. Le fait de manger permet d'illustrer la différence entre le besoin et le désir Manger lorsque l'on a faim permet de satisfaire un besoin primaire. Une fois que l'on a mangé, le besoin disparaît. Manger par désir relève de la gourmandise. Une fois que la gourmandise est satisfaite par un objet, elle ne s'arrête pas et se porte sur un nouvel objet. Ce qui pose problème avec le désir, c'est son caractère illimité dès qu'un désir est satisfait, de nouveaux désirs naissent tout de suite après. L'image du tonneau percé de Platon Dans Gorgias, Platon utilise l'image des tonneaux percés pour montrer qu'une vie de plaisirs ne peut pas permettre d'accéder au bonheur. En effet, puisque le propre du désir est de renaître sans cesse, chercher à être heureux en cumulant les plaisirs reviendrait à remplir des tonneaux percés des mets les plus fins ceux-ci ne seraient jamais remplis et la quête de leur contenu serait infinie. 2Le désir menant à la souffrance L'image des tonneaux percés permet de montrer que le mécanisme du désir ne peut mener au bonheur tenter d'être heureux en satisfaisant tous ses désirs revient ainsi à passer toute sa vie à courir après le bonheur, sans jamais l'atteindre. Le désir mène finalement plutôt à la souffrance. Le mythe des androgynes Pour illustrer l'origine du désir amoureux, par exemple, Platon utilise le mythe des androgynes dans Le Banquet. Il raconte que les dieux avaient créé au départ trois espèces les hommes, les femmes et les androgynes mi-hommes, mi-femmes. Chaque androgyne possédait quatre bras, quatre jambes, deux têtes, et avait la forme d'une boule qui roulait pour se déplacer. Un jour, ces individus partirent à l'assaut du ciel et du royaume des dieux. Pour les punir, les dieux décidèrent de les couper en deux. Depuis ce jour, chaque moitié recherche l'autre désespérément afin de reconstituer l'unité perdue. Ce mythe illustre l'idée que tout désir serait une poursuite désespérée d'un idéal. Le désir fait partie de l'origine et de l'essence des êtres humains et se cache derrière chacun de leurs actes. L'insatiabilité du désir est ce qui en fait une souffrance il renaît sans cesse et l'impossibilité de le satisfaire conduit au malheur. Autrement dit, le plaisir engendré quand on satisfait un désir n'est qu'éphémère tandis que la souffrance est constante. C'est ce que met en évidence le philosophe Arthur Schopenhauer. Schopenhauer montre que le désir fait de l'existence une souffrance perpétuelle. En effet, quand on désire quelque chose que l'on n'a pas, on souffre de ne pas l'avoir. Mais si on finit par l'obtenir, la satisfaction n'est que momentanée très vite, on veut satisfaire un nouveau désir. Le désir semble donc être un mouvement sans fin, qui conduit l'homme à la souffrance plutôt qu'au bonheur. Le désir satisfait fait place aussitôt à un nouveau désir. Comme une aumône qu'on jette à un mendiant, elle lui sauve la vie aujourd'hui pour prolonger sa misère jusqu'à demain. La vie donc oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l'ennui. »Le Monde comme volonté et comme représentation CL'impossibilité d'atteindre le bonheur par la satisfaction de tous les désirs On en vient à affirmer qu'il est impossible d'atteindre le bonheur par la satisfaction de tous les désirs. Ils sont trop variés, trop multiples pour pouvoir être tous satisfaits. Il existe un décalage trop grand entre la multiplication des désirs, notamment dans les sociétés de consommation, et les moyens auxquels les individus ont accès pour les satisfaire. C'est ce qu'illustre Jean-Jacques Rousseau lorsqu'il pense la différence entre l'homme à l'état de nature et l'homme en société. L'homme à l'état de nature selon Rousseau Dans le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, Rousseau décrit l'état de nature. Dans cet état fictif, les hommes étaient solitaires, sans souci d'autrui, et avaient pour seule préoccupation la satisfaction de leurs besoins naturels. L'homme était alors heureux car il pouvait aisément satisfaire tous ses au contraire une fois que la société a été créée que les désirs se sont multipliés, créant un décalage entre les moyens dont disposent les hommes pour les satisfaire et le nombre de leurs désirs. Même si l'état de nature n'a jamais existé, Rousseau l'évoque pour montrer que les désirs ont été créés par la société. Si l'homme veut être heureux, il doit tenter de retrouver une certaine simplicité dans son existence. Le bonheur, pensé comme un état durable, ne peut donc pas être atteint par la satisfaction de tous les désirs, inventés par la société humaine. IILes conceptions antiques du bonheur Dans l'Antiquité, le bonheur constitue le Souverain Bien, c'est-à-dire le but que doit poursuivre tout homme. On retient souvent deux grandes visions du bonheur le bonheur épicurien et le bonheur stoïcien. Souverain Bien Le Souverain Bien est le bien le plus haut, c'est-à-dire la fin ultime de toute activité humaine. Il est souvent identifié au bonheur. ALe bonheur épicurien Pour les épicuriens, et en particulier pour Épicure, le Souverain Bien consiste en une absence de trouble dans le corps et dans l'âme ; on retrouve donc l'idée que le bonheur est un état stable. Le bonheur chez les épicuriens correspond à l'ataraxie, à l'aponie, c'est-à-dire l'absence de troubles de l'âme, et l'absence de maux du corps. Épicure identifie quatre grandes craintes qui empêchent l'homme d'être heureux la crainte des dieux, la crainte de la souffrance, la crainte de n'être pas heureux, et enfin la crainte de la mort. Pour parvenir au Souverain Bien, il importe de faire un travail sur ses désirs, afin de ne se préoccuper que des désirs essentiels. Dans la Lettre à Ménécée, Épicure distingue ainsi plusieurs sortes de désirs, qu'il hiérarchise Il y a les désirs naturels et nécessaires », qui sont limités et aisés à satisfaire faim, soif. Ceux-là permettent d'atteindre le Souverain Bien. Il y a ensuite les désirs naturels et non nécessaires », qui peuvent être satisfaits mais qui ne présentent pas de caractère impératif le désir d'une bonne nourriture, par exemple. Enfin, il y a les désirs vains, c'est-à-dire non naturels et non nécessaires la richesse, la gloire, l'honneur. Ces derniers sont causés par des artifices et ne sont synonymes que de souffrance et de dépendance. Pour atteindre le Souverain Bien, donc le bonheur, il faut se contenter des désirs naturels et nécessaires ». C'est dans ce cas que l'on peut atteindre l'ataraxie, c'est-à-dire l'absence de troubles de l'âme. Il faut satisfaire uniquement les désirs naturels — principalement ceux qui sont nécessaires —, tous les autres désirs étant vains. C'est ainsi que l'on peut atteindre l'ataraxie. Ce type de bonheur est très simple, puisqu'il s'agit d'une absence de troubles de l'âme. Il faut fuir les désirs démesurés et privilégier un bonheur simple et modéré. Les désirs selon Épicure Ataraxie Le mot ataraxie », d'origine grecque, signifie absence de troubles ». Il désigne la tranquillité de l' pour les épicuriens, est la paix de l'âme. Elle est atteinte par la limitation des désirs. La voie d'accès au bonheur épicurien passe donc par une limitation des désirs. Le bonheur épicurien n'exclut toutefois pas le plaisir. Épicure en distingue deux types Les plaisirs cinétiques, c'est-à-dire en mouvement ce sont les plaisirs qui remédient à un manque et qui resurgissent toujours après l'état de satiété. Les plaisirs catastématiques, c'est-à-dire stables ce sont les plaisirs qui ne perturbent en rien l'être qui les éprouve, les plaisirs de l'homme qui a atteint l'ataraxie. Le plaisir catastématique correspond à l'état d'absence de douleur ou d'absence de manque. On dit J'ai faim ». La satisfaction qui correspond à l'action même de manger, d'étancher la faim, est un plaisir cinétique. Par contre, le fait d'être repus, le plaisir que l'on peut ressentir à avoir sa faim rassasiée, état qui dure dans le temps jusqu'à la prochaine faim, est un plaisir montre que si ces deux types de plaisirs sont nécessaires, puisqu'il faut bien répondre aux besoins du corps, les plaisirs cinétiques ne doivent servir qu'à maintenir l'état d'équilibre de l'homme heureux. Seuls les plaisirs stables doivent être recherchés pour modèle du bonheur d'Épicure passe donc par une limitation des désirs. Pour atteindre l'ataraxie, il importe de mener une existence faite de choses simples. BLe bonheur stoïcien Pour les stoïciens, l'enjeu n'est pas seulement de limiter les désirs. Il s'agit surtout de ne plus être esclaves des passions pour atteindre le Souverain Bien. Le stoïcisme de l'époque impériale, la dernière époque de ce courant philosophique, est représenté par Sénèque, Épictète et Marc Aurèle. Selon les stoïciens, le monde est régi par une stricte nécessité le cours des choses, ce qui arrive, est totalement hors de notre portée. Seule notre réaction face à ce que nous appelons à tort les hasards » de la vie est en notre pouvoir. Il faut donc apprendre à maîtriser ses passions, et à accepter les événements sans en pâtir. Pour être heureux, il faut que l'homme apprenne à ne désirer que ce qui dépend de lui, car désirer ce qui dépend de ce qui nous apparaît comme un hasard revient à se faire l'esclave de ses passions. Le seul pouvoir qu'a l'homme sur sa vie est le contrôle de ses désirs il lui faut donc supprimer tous les désirs qui dépendent du hasard » et des autres, et ne désirer que les choses qui dépendent de lui-même. C'est par la vertu que l'homme peut atteindre le bonheur. En ce sens, on peut dire que le bonheur ne réside pas dans la recherche du plaisir. La vertu permet d'atteindre un état stable, durable, et réalise l'excellence de l'homme. Au contraire, le plaisir est éphémère et n'élève pas l'homme. Le seul pouvoir qu'a l'homme sur sa vie est le contrôle de ses désirs il lui faut donc supprimer tous les désirs qui dépendent du hasard » et des autres, et ne désirer que les choses qui dépendent de lui-même. Pourquoi rapprocher des choses si dissemblables et même si opposées ? La vertu est chose élevée, sublime, royale, invincible, inépuisable ; le plaisir est chose basse, servile, faible, fragile qui s'établit et séjourne dans les mauvais lieux et cabarets. »La vertu, c'est-à-dire l'excellence qui est propre à l'être humain, permet d'atteindre un état stable, durable, et réalise l'excellence de l'homme. Au contraire, le plaisir est éphémère et n'élève pas l'homme. Le stoïcisme préconise donc d'atteindre le bonheur par la tempérance plutôt que par le plaisir, en rendant son bonheur indépendant du monde extérieur. Le bonheur devient ce qui est visé à travers toutes les actions d'une personne. Il n'est donc pas seulement un état stable, mais une activité c'est en agissant conformément à la vertu que l'homme réalise son essence et trouve le bonheur. En outre, vivre une vie selon l'excellence qui est propre à l'être humain est source de plaisir. L'idée stoïcienne selon laquelle il faut apprendre à maîtriser ses passions et accepter l'ordre des choses a marqué de nombreux philosophes tels que Montaigne ou Descartes. Ma troisième maxime était de tâcher toujours plutôt à me vaincre que la fortune, et à changer mes désirs que l'ordre du monde. »Il faut, par un travail de la raison, parvenir à réorienter nos désirs en fonction de ce qui est possible. C'est ce travail sur les désirs qui doit permettre d'être exemple, il ne faut pas désirer la santé, car c'est une chose qui est indépendante de notre volonté ainsi, si on ne l'a pas, on ne sera pas malheureux puisqu'on n'a aucun pouvoir dessus. IIILe désir comme force de l'homme et affirmation de la joie menant au bonheur À contrepied des courants de pensée antiques, pour certains philosophes, le désir peut constituer une force de l'homme et permettre l'affirmation de la joie, ce qui mène au bonheur. ALe désir comme force de l'homme Au lieu de considérer le désir comme un élément empêchant le bonheur, on pourrait tenter de le considérer comme une force. En effet, le désir peut être défini comme ce qui anime l'homme, ce qui le pousse hors de lui. C'est ainsi que Spinoza nous propose de penser le désir comme ce qui pousse l'homme à continuer d'exister. Pour Spinoza, le désir n'est pas quelque chose d'extérieur à l'homme c'est l'expression de son essence. Notre corps et notre esprit ont des désirs qui les incitent à continuer d'exister et à se développer. Il faut apprendre à suivre notre nature profonde, laquelle s'exprime par ces désirs, par cette force vitale qui anime l'être humain. Le Désir est l'essence même de l'homme en tant qu'effort pour persévérer dans son être. »Pour Spinoza, le désir n'est pas quelque chose d'extérieur à l'homme c'est l'expression de son essence. Notre corps et notre esprit ont des désirs qui les incitent à continuer d'exister et à se développer. Il faut apprendre à suivre notre nature profonde, laquelle s'exprime par ces désirs, par cette force vitale qui anime l'être humain. BLa joie comme affirmation du bonheur Si le désir est une force constitutive de l'homme, celle-ci doit pouvoir être intégrée pleinement à sa poursuite du bonheur. En un sens, c'est l'idée que développe Henri Bergson lorsqu'il parle de la joie. Pour lui, la joie n'est pas simplement synonyme de plaisir c'est l'affirmation de la puissance créative de la vie, que chaque individu peut expérimenter lorsqu'il réalise quelque chose. Pour expliquer ce qu'est la joie, Henri Bergson la distingue du plaisir Le plaisir est une satisfaction qui se rapporte à un instant déterminé c'est un état superficiel et léger, qui prend fin rapidement et signifie simplement que l'individu continue de vivre. La joie est une satisfaction qui s'inscrit dans la durée éprouver de la joie, c'est un état dense, durable, car c'est aussi éprouver tout ce passé qui a finalement conduit le sujet à cet état. La joie annonce toujours que la vie a réussi, qu'elle a gagné du terrain, qu'elle a remporté une victoire toute grande joie a un accent triomphal. » L'Énergie spirituelle. Essais et conférencesLa joie est le signe que l'individu est parvenu à se dépasser lui-même. Elle est la preuve de la capacité de l'individu à opérer une création de soi par soi », c'est-à-dire à augmenter son conclure, l'affirmation de la puissance du désir ne conduit pas nécessairement à la souffrance et au malheur. Dans la joie, le désir est créateur et sa force participe à un processus d'affirmation et de construction de soi-même. Il permet à l'homme de se dépasser et l'aide à accéder au bonheur.

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